Lucain, dans le cinquième chant de son poème de la Pharsale, où il raconte la lutte entre César et Pompée, pose une question à laquelle il ne fait qu'une réponse voilée : «Lequel a eu raison de prendre les armes ? Les dieux ont été pour César, mais Caton fut pour Pompée.»
Caton, après la bataille de Pharsale, réunit les débris de l'armée républicaine, et, quand il apprit la déroute de Thapsus, où succombèrent les derniers adversaires de César, il se perça de son épée dans Utique, pour ne pas survivre à la liberté.
Racine, dans ses Plaideurs, fait une application comique du vers de Lucain :
Devant le grand Dandin l'innocence est hardie ;
Oui, devant ce Caton de basse Normandie,
Ce soleil d'équité, qui n'est jamais terni,
Victrix causa Diis placuit, sed victa Catoni.
Phellion escorta courageusement son chef jusqu'à la rue Duphot, et revint après avoir rendu les honneurs funèbres au talent administratif méconnu de M. Rabourdin.
Bixiou, le voyant rentrer. Victrix causa diis placuit, sed victa Catoni.
Phellion. Oui, monsieur.
Terret. Qu'est-ce que cela veut dire ?
Fleury. Cela veut dire : Le parti prêtre se réjouit, et M. Rabourdin a l'estime des gens d'honneur.