« QUANDOQUE BONUS DORMITAT HOMERUS »Quand le divin Homère sommeille.
Horace, Art poétique, v. 359. «Si, dans un mauvais poète, je trouve deux ou trois passages plaisants, je m'étonne et j'admire ; mais, plus exigeant, je me fâche quand le divin Homère sommeille.»
Ce vers d'Horace s'emploie, au figuré, pour faire entendre que l'homme de génie n'est pas toujours égal à lui-même, que des parties faibles se font remarquer, dans un ouvrage, à côté de beautés sublimes, enfin que l'aigle ne soutient pas toujours la hauteur de son vol, et que parfois il abandonne les cimes pour raser la terre.

Les organisations poétiques doivent surtout prendre garde aux divagations, auxquelles il leur est si facile de s'abandonner ; la poésie, entraînée par l'inspiration, ne connaît ni frein ni règle, et il est bien peu de poëtes qui n'aient pas divagué : Quandoque bonus dormitat Homerus. Barré.
 Cette fable où la narration languit, quoique pleine de charme, est déparée par quelques négligences : Quandoque bonus dormitat Homerus. Geruzez.
 Si quando dormitat Homerus, que ses censeurs pensent combien de nuits il se tint éveillé pour présenter ses nobles ouvrages à la lumière, aussi peu obscurcis de défauts que possible. Walter Scott, Robert de Paris.
 Monsieur le journaliste, votre soixante-douzième numéro est sublime. Je vous en fais mes compliments d'autant plus sincères, que j'en ai réprouvé plusieurs ; sur le soixante-huitième, entre autres, j'ai écrit : Quandoque bonus dormitat Homerus. C. Desmoulins, Révolutions de France.

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