« MAJORESQUE CADUNT ALTIS DE MONTIBUS UMBRÆ »Les ombres des hautes montagnes grandissent.
Virgile, églogue I, v. 83.

Tityre, après avoir entendu les plaintes mélancoliques de Mélibée, lui offre l'hospitalité pour la nuit, car, lui dit-il, «du faîte des chaumières, s'élève au loin la fumée, et du haut des montagnes, les ombres descendent plus grandes dans la plaine.»
Cette peinture poétique du soir a été plusieurs fois heureusement imitée :
Ou que l'ombre du soir, du faite des montagnes,
Tombe dans les campagnes. Racan.
Les ombres de la nuit sur la ville épandues,
Du faite des maisons descendent dans les rues. Boileau.
Et déjà les vallons
Voyaient l'ombre en croissant tomber du haut des monts. La Fontaine.
 M. Villemain, d'abord disciple de M. de Fontanes dans la critique qu'il devait bientôt rajeunir et renouveler, l'allait visiter quelquefois dans les années 1812 et 1813. La chute désormais trop évidente de l'empire, l'incertitude de ce qui suivrait, redoublaient dans l'âme de M. de Fontanes les tristesses et les rêveries du déclin : Majoresque cadunt altis de montibus umbræ. Saint-Beuve.

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