Principe du droit romain, adopté par la législation française, qui interdit la recherche de la paternité. Le Code civil, art. 312, dit : «L'enfant conçu pendant le mariage, a pour père le mari.»
On ne cite habituellement que les premiers mots : Is pater est...
L'illustre avocat général n'hésita pas ; il se prononça pour la légitimité de l'enfant, en vertu de la règle : Is pater est, et l'arrêt fut rendu conformément à ses conclusions.
L. Jourdan.
Mais le plus merveilleux, sans contredit, c'est la déposition de la duchesse. Au moment de comparaître devant Dieu, cette auguste personne ne dédaigna point de déclarer, dans l'intérêt de sa fille, que son fils était bâtard et inhabile à succéder. Malgré un témoignage si respectable, le jeune Lorenzo gagna son procès : Is pater est quem nuptiæ demonstrant. D'ailleurs les avocats avaient prouvé que le feu duc s'était compromis avec toutes les femmes, la duchesse avec tous les hommes, et que, par conséquent, le duc et la duchesse avaient dû se rencontrer en partie fine au moins une fois.