Premiers mots d'une loi célèbre, qui, en Angleterre, donne à tout accusé le droit d'attendre en liberté son jugement moyennant caution. En France la loi n'accorde pas à l'accusé le bénéfice de l'habeas corpus.
Bonaparte veut se prévaloir de l'habeas corpus comme d'un moyen pour se soustraire à la déportation.
The Courier, 2 août 1815.
... Quant à moi, monsieur Fairford, je ne puis vous accompagner. Une telle visite serait au-dessous de la dignité du prévôt de cette ville florissante et loyale, et elle ferait dire de moi noscitur a socio (dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es). La poste porterait à Londres la nouvelle que deux jacobites comme Redgauntlet et moi ont eu une conférence dans le creux d'un rocher ; l'habeas corpus serait suspendu et mon domaine pourrait bien glisser dans mes doigts.
Walter Scott, Redgauntlet.
Avant la Révolution, le roi de France était absolu en droit et en fait : il n'y avait ni habeas corpus, ni secret de la poste, ni clôture de la vie privée.
J. Simon.
En Angleterre, la loi habeas corpus défend de tenir un citoyen en prison au delà de vingt-quatre heures, sans l'interroger. Elle ordonne, en outre, qu'après cet intervalle, on le relâche sous caution, jusqu'à ce que son procès soit fini.