“Qui peut, sans frémir,-Juger sur la terre?” |
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“Rien de plus cher que la chanson grise-Où l'Indécis au Précis se joint.” |
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“Si ces hiers allaient manger nos beaux demains?” |
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“Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonore-Comme ceux des aimés que la Vie exila.-Son regard est pareil au regard des statues,-Et, pour sa voix lointaine, et calme, et grave, elle a-L'inflexion des voix chères qui se sont tues.” |
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“Souvenir, souvenir, que me veux-tu? L'automne-Faisait voler la grive à travers l'air atone,-Et le soleil dardait un rayon monotone-Sur le bois jaunissant où la bise détone.” |
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“Sur votre jeune sein laissez rouler ma tête-Toute sonore encor de vos derniers baisers;-Laissez-la s'apaiser de la bonne tempête,-Et que je dorme un peu puisque vous reposez.” |
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“Tournez, tournez, bons chevaux de bois,-Tournez cent tours, tournez mille tours,-Tournez souvent et tournez toujours,-Tournez, tournez au son des hautbois.” |
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“Tout suffocant-Et blême, quand-Sonne l'heure,-Je me souviens-Des jours anciens-Et je pleure.” |
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“Travaille, vieux soleil, pour le pain et le vin.-Nourris l'homme du lait de la terre et lui donne-L'honnête verre où rit un peu d'esprit divin.-Moissonneurs, vendangeurs, là-bas, votre heure est bonne.” |
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“Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches-Et puis voici mon coeur, qui ne bat que pour vous.-Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches-Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux.” |
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“Voix de l'orgueil: un cri puissant, comme d'un cor,-Des étoiles de sang sur des cuirasses d'or.” |
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“Votre âme est un paysage choisi-Que vont charmant masques et bergamasques-Jouant du luth et dansant et quasi-Tristes sous leurs déguisements fantasques.” |
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“Et vos seins, double mont d'orgueil et de luxure-Entre quels mon orgueil viril parfois se guinde-Pour s'y gonfler à l'aise et s'y frotter la hure:-Tel un sanglier ès vaux du Parnasse et du Pinde.” |
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“O la femme à l'amour câlin et réchauffant,-Douce, pensive et brune, et jamais étonnée,-Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant.” |
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“Beauté des femmes, leur faiblesse, et ces mains pâles-Qui font souvent le bien et peuvent tout le mal,-Et ces yeux, où plus rien ne reste d'animal-Que juste assez pour dire «assez» aux fureurs mâles!” |
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“Elle jouait avec sa chatte,-Et c'était merveille de voir-La main blanche et la blanche patte-S'ébattre dans l'ombre du soir.” |
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“Mignon, discret, doux petit chose-A peine ombré d'un or fluet,-T'ouvrant en une apothéose-A mon désir rauque et muet.” |
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“O triste, triste était mon âme-A cause, à cause d'une femme.” |
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“Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir!-L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.” |
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“Les donneurs de sérénades-Et les belles écouteuses-Echangent des propos fades-Sous les ramures charmeuses.” |
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