ABC-Lettres.com - Lettres Types
 
 
Identification

Mot de passe oublié
Recherche
Newsletter
S'inscrire
Se désinscrire




Accueil > Thème poème > Poèmes > La Goutte et l'Araignée



Type de recherche : siècle :
Mots clés :


Sélectionner la première lettre du nom de l'auteur que vous recherchez.
ABCDEFGHIJKLM
NOPQRSTUVWXYZ


Recueil : Les Fables Livre III
Poème précédent : L'ivrogne et sa femme


Poème sélectionné :
La Goutte et l'Araignée


Quand l'Enfer eut produit la Goutte et l'Araignée:

Mes filles, leur dit-il, vous pouvez vous vanter

D'être pour l'humaine lignée

Egalement à redouter.

Or, avisons aux lieux qu'il vous faut habiter.

Voyez-vous ces cases étrètes,

Et ces Palais si grands, si beaux, si bien dorés?

Je me suis proposé d'en faire vos retraites.

Tenez donc, voici deux bûchettes:

Accommodez-vous, ou tirez.

- Il n'est rien, dit l'Aragne, aux cases qui me plaise.

L'autre, tout au rebours, voyant les Palais pleins

De ces gens nommés Médecins,

Ne crut pas y pouvoir demeurer à son aise.

Elle prend l'autre lot, y plante le piquet,

S'étend à son plaisir sur l'orteil d'un pauvre homme,

Disant: Je ne crois pas qu'en ce poste je chomme,

Ni que d'en déloger et faire mon paquet

Jamais Hippocrate me somme.

L'Aragne cependant se campe en un lambris,

Comme si de ces lieux elle eût fait bail à vie;

Travaille à demeurer: voilà sa toile ourdie;

Voilà des moucherons de pris.

Une servante vient balayer tout l'ouvrage.

Autre toile tissée, autre coup de balai:

Le pauvre Bestion tous les jours déménage.

Enfin après un vain essai,

Il va trouver la Goutte. Elle était en campagne,

Plus malheureuse mille fois

Que la plus malheureuse Aragne.

Son hôte la menait tantôt fendre du bois,

Tantôt fouir, houer. Goutte bien tracassée

Est, dit-on, à demi pansée.

Oh! je ne saurais plus, dit-elle, y résister.

Changeons, ma soeur l'Aragne. Et l'autre d'écouter.

Elle la prend au mot, se glisse en la cabane:

Point de coup de balai qui l'oblige à changer.

La Goutte d'autre part, va tout droit se loger

Chez un Prélat qu'elle condamne

A Jamais du lit ne bouger.

Cataplasmes, Dieu sait. Les gens n'ont point de honte

De faire aller le mal toujours de pis en pis.

L'une et l'autre trouva de la sorte son conte;

Et fit très sagement de changer de logis.

 
Auteur : Jean de La Fontaine (1621 -1695)  
Poème suivant : Le Loup et la Cigogne  


Envoyez ce poème par Mail Imprimer ce poème


Cliquer ici






Liste des derniers poèmes ajoutés sur abc-lettres :
  • La Bonne Soirée
  • ajouté leVendredi 17 Août 2007
  • La Nue
  • ajouté leVendredi 17 Août 2007
  • La mansarde
  • ajouté leVendredi 17 Août 2007
  • Carmen
  • ajouté leVendredi 17 Août 2007
  • Depuis qu'Amour cruel empoisonna
  • ajouté leVendredi 17 Août 2007
    Liens - Plan - Aide - Conditions générales de vente - Qui sommes-nous - Mentions Légales - Avertissement - Contact - Ajouter ce site à vos favoris - FAQ
    ©2004-2008 Expédimots Tous droits réservés - CNIL N° 1016083