Si l’on est écrivain, on peut se faire envoyer son courrier au Bar Hemingway du Ritz Parisien. Pour y être domicilié, il faut en faire la demande en écrivant au chef barman du Bar Hemingway, Monsieur Colin Field. Puis, si l’on obtient satisfaction, s’y faire envoyer son courrier à son nom, en précisant « A l’intention de Monsieur Colin Field ». Le Ritz, 15 place Vendôme 75001 Paris. Tél. : 01 43 16 33 65.
http://www.ritz.com Dans les acronymes on emploie des lettres, chiffres, signes.
Voici les plus utilisés :
a + et @+ = à plus tard.
alp = à la prochaine
amha = à mon humble avis
a12C4 = à un de ces quatre
asv = âge, sexe, ville
bal = boite aux lettres
bcp = beaucoup
dsl = désolé
edr = éclat de rire
re = retour
fds = fin de semaine
mdp = mot de passe
mdr = mort de rire
oqp = je suis occupé
slt = salut
snif = je suis peiné
tjrs = toujours
tlm = tout le monde
Affranchissez correctement vos envois postaux. A défaut, votre correspondant devra acquitter une taxe pour régler la différence. Dans les bureaux de poste, des distributeurs automatiques vous délivrent le bon timbre en fonction du poids de la lettre et de sa destination.
Si vous remettez une enveloppe à une personne missionnée pour la donner à son destinataire, donnez-la lui non cachetée par courtoisie. Celle-ci la fermera devant vous.
« L’e-mail a changé la manière de communiquer » dit l’auteur de Mail Connexion.
D’abord, il y a ceux qui l’utilisent et ceux qui ne le font pas. On est dans un effet réseau. De plus, cela entraîne un phénomène de corresponsabilité, de responsabilité privée et si on ne la respecte pas, on entre dans un monde invisible de cataclysme communicationnel. Si on ne regarde pas ce monde avec un regard critique, pour discerner une information pertinente parmi celles qui ne le sont pas, c’est le risque que l’on prend. Par exemple, les spam ou les virus : on ne sait plus si un mail est une information, de la communication ou une interaction classique, un échange.
L’e-mail, c’est le cœur : blog, SMS, chat, forums ont continué à nourrir cette connexion de proximité. Dans ce monde interconnecté, il est important d’observer une éthique particulière.
On est mis dans une situation qui nous oblige à repenser nos relations.
Lisez aussi à ce propos ce qu’en dit, dans son « blog » sur son site, Hubert Nyssen, écrivain et fondateur des écrivains Actes Sud, qui a donné en mai 2005 à Aix en Provence une conférence, intitulée « La suite à l'écran ou le renouveau de la correspondance » :
« (…) l’efflorescence du courriel me paraît coïncider avec un impérieux désir de n’être pas exclu de la turbulence et du raffut suscités par la mondialisation de l’information et de la communication ».
(…) cette pratique d’écriture, la langue, en même temps qu’elle reprend de l’autorité par l’écriture, subit des contraintes dont elle ne sortira pas identique à ce qu’elle était avant (si tant est qu’elle fût jamais figée).
« (…) le “blogueur ” et même l’épistolier souvent m’évoquent l’image d’un pianiste qui maîtriserait moins son instrument qu’il ne serait entraîné par celui-ci à des innovations (variations) imprévisibles. D’où confusion entre soumission et génie…
(…) la vigilance s’impose à l’endroit des abus (drague, subornation, mensonge, harcèlement, publicité) et en particulier des “pourriels” qui, par moments, font ressembler Internet tantôt à la décharge d’Entressen, tantôt à un lupanar de Las Vegas ».